Premier pas à Tokyo : Asakusa

Jour du vol & Jour 1

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Jour 0 – Dimanche 18 Mai

Infos vol

✈️Départ (Paris) : 9h30
✈️Arrivée (Tokyo) : 5h55 (+1 jour)
🧑‍✈️Compagnie : Air France
Durée : 13h25
➡️Décallage horaire : +7h

💸Prix A/R : 1143€ / personne (A/R – acheté 2 mois avant)
💸Supplément sièges duo : 90€ / personne (A/R)

Après trois mois de préparation et de recherches intenses, le jour du départ est arrivé ! Le réveil sonne à 5h ce matin, derniers préparatifs à la maison pour organiser la garde de notre chat, puis départ en Uber vers 6h. Première étape toujours un peu stressante de l’aéroport… Le trajet file rapidement malgré un accident impressionnant sur la route avec un VTC retourné sur le toit.

À l’aéroport, le check-in se fait en quelques minutes via les bornes automatiques et le dépose bagages est fluide malgré le monde. À la sécurité, la moitié des sacs sont envoyés en contrôle, dont le mien… C’est beaucoup plus que d’habitude et ça prend un temps fou pour un contrôle qui dure au final trois secondes, au moins on avait de l’avance ! Un petit café plus tard, et nous embarquons pour notre long vol…

On s’installe à des places « Duo » à l’arrière de l’avion (les trois dernières rangées) pour un supplément de 45€ par personne et par vol. Meilleure décision ! On peut bouger librement sans déranger une troisième personne, avec un couloir est un peu plus large. Et en bonus : on est juste à côté des snacks et boissons à volonté du fond de la cabine (première fois que je vois ça).

On somnole avant même le décollage qui a lieu à 9h30. Le premier repas, vers 11h, nous réveille et nous requinque un peu. Il en faut peu pour m’occuper, donc entre mon guide japonais, trois films au goût discutable et les jeux de l’écran (gros run sur 2048 et Monopoly) le vol passe vite. Surtout que je dors aussi sans trop de soucis en avion. A 21h (4h du matin japonnaise), on nous sert un petit-déjeuner, et là… se dire que notre nuit a été complétement avalée par le décalage horaire, c’est très étrange !


Jour 2 – LUNDI 19 Mai

PROGRAMME DU JOUR

Tokyo : Asakusa

⛩️ Sensō-ji
🍡 Street Food
💸 Don Quijote
🎮 Taito Station
🌿 Sumida River & Park
⛩️ Imado-jinja
🍚 Izakaya
🏙️ Skytree
🏙️ Balade nocturne

Budget du Jour / 2 personnes

Street Food
Café / sweet
Restaurant
Konbini
Temple
UFO catcher
Gachapon
Métro

Total

930 ¥
3010 ¥
2960 ¥
568 ¥
460 ¥
1500 ¥
300 ¥
1200 ¥

10928 ¥

5,7 €
18,3 €
18 €
3,5 €
2,8 €
9,15 €
1,80 €
7,3 €
66,5 €

(¥ = 0,0061€ en 2025)

Random Facts

Découverte culinaire :
🍡 Dango
🍘 Agemanju à la patate douce
🍚 Izakaya
Gachapon : 1
UFO catcher : 1


HOTEL A TOKYO

Stay SAKURA – Tokyo Asakusa (556€ pour 4 nuits)
Chambre double supérieure.
Balcon, vue sur la ville et kitchenette.
600¥ de taxe payé sur place.

5h : On arrive à Haneda avec 50 minutes d’avance. Nos corps, eux, sont réglés sur 22h… A la sortie de l’avion, la moiteur de l’air nous frappe tout de suite. Direction les toilettes, avec la fatigue et l’excitation d’être arrivé, j’y vais sans me douter que ce serait ma première expérience japonaise ! C’est vraiment là que je réalise : on est au Japon. Siège chauffant, petite musique de fond, nettoyage intrusif : dépaysement validé !

J’ai oublié de remplir les formulaires en lignes pour le QR code, mais ça se règle sans souci sur le chemin du contrôle (la file passe dans une zone dédiée). Premier choc aussi : on a l’impression que tout le personnel de l’aéroport est jeune !

6h40 : Après les bagages, on se retrouve dans le hall du Terminal 3. L’endroit est calme, propre et presque apaisant ! On a du temps avant de pouvoir déposer les valises à l’hôtel, alors direction le café et l’ observation deck. Il fait frais mais ça fait du bien. Le ciel est gris, pourtant difficile de croire qu’il est si tôt… On redescend d’un étage pour profiter d’un café caramel et d’un cappuccino latte,  on en profite aussi pour faire fonctionner nos eSim et commencer à réfléchir à la suite !

7h50 : On hésite entre le taxi, le monorail ou le métro… Le trajet étant direct avec ce dernier : environ 50 minutes via la Keikyu Line / Toei Asakakusa Line, notre choix est fait. On achète les cartes Welcome Suica à une borne automatique et on les charge directement en carte bancaire (10000¥ – 60€). Plus tard, il faudra penser au cash pour les recharger ! Ces cartes de transports (mais aussi de paiement) sont d’une grande simplicité et facilite grandement la vie. Direction donc le métro !! Un peu perdus, on laisse passer le premier par prudence avant de se lancer…

Le train est vide, on s’assoit et profitons du trajet. Vers Shinagawa, la vue est très sympa, entre petites rues et premiers paysages urbains. Quand le métro se remplit, on se sent un peu encombrants avec nos grosses valises… mais ça ne dure pas longtemps : il se vide à nouveau avant Asakusa. On descend à la station A18 : ce système de numérotation est super pratique et rend les déplacements en métro très simple dans toute la capitale.

On sort tant bien que mal de la station par une sortie avec une ribambelle d’escaliers… Le choc dehors ! J’ai tellement vu ces rues sur Street View que mon cerveau, un peu matrixé, a du mal à s’ajuster. On part rejoindre notre hôtel qui est à 900 mètres. Une de nos valises fait beaucoup de bruit sur le trottoir. En France, on n’y aurait sûrement pas trop prêté attention… mais ici, on se fait tout petit en espèrant arriver vite.

Une classe de collégiens en uniforme passe à côté de nous, comme pour enfoncer un peu plus le décor (les lecteurs de mangas savent). Lorsque nous arrivons à l’hôtel, quelques micro gouttes se mettent à tomber… Mais on est juste heureux et emerveillés de réaliser que nous avons débarquer au coeur de Tokyo !

Le Check-in au Stay SAKURA – Tokyo Asakusa (556€ pour 4 nuits) se passe bien. On galère un petit peu à comprendre la dame à la réception à cause de son accent (par exemple on ne saura jamais si les boissons du frigos sont gratuites ou non). On paie la taxe de séjour et on lui laisse nos valises parce qu’il est trop tôt pour prendre possession de la chambre. On a donc 5h30 à tuer avant de pouvoir faire une sieste !

Première mission : un 7-eleven (Konbini) à l’ouest du Senso-Ji pour retirer du cash (30000¥), les frais étant apparement plus intéressants dans cette chaine. Ce cash servira pour les temples, les gachapons, la street food et pas mal d’autres choses. C’est parti pour notre première vraie exploration du quartier !

Au Konbini, on ne résiste pas à l’envie de jeter un oeil au rayonnage et on opte même pour un petit sponge cake. Puis on se dirige vers le célèbre complexe bouddhiste du Sensō-ji, où l’odeur émanent du brûleur d’encens devant le temple est très agréable. Une vraie effervescence se dégage du lieu qui est l’attraction principal de ce quartier et aussi le plus ancien temple de Tokyo. C’est un des sites religieux le plus visité au monde (environ 30 millions de visiteurs).

La pagode à cinq étages attire tout de suite notre regard, majestueuse et rutilante, comme le reste des édifices… Cet endroit a beaucoup été reconstruit, notamment après la Seconde Guerre mondiale. J’en reparlerai un peu plus loin, car c’est vraiment à la nuit tombée que nous avons pu l’apprécier pleinement.

Pour le moment, on profite du lieu et on commence par se purifier au bassin… Moi qui avais mémorisé le rituel en amont, avec la fatigue et l’excitation, je me sens un peu perdu avec l’ordre dans lequel faire les choses. Rien de sorcier pourtant : se rincer les deux mains successivement puis la bouche, le tout avec une gestuelle codifiée.

On se dirige ensuite vers l’un des nombreux endroits disponibles pour tirer une prédiction appelé Omikuji. Ce sont des petits papiers qui prédisent l’avenir et que l’on peut obtenir pour 100¥ à 200¥ (0,60€-1,20€), cet argent contribue aux revenus du temple. Le procédé est chouette : on agite une boîte octogonale contenant des baguettes numérotées. Une seule en sort par un petit trou et indique le numéro d’une case-tiroir à ouvrir pour découvrir sa prédiction ! Elles peuvent être autant positives que négatives… Lorsqu’elle est mauvaise, il est de coutume de la plier et de l’accrocher (en faisant un noeud) à un support dédié afin de laisser le présage derrière soi.

Je vous laisse admirer la mémorable première prédiction que j’ai tirée… (et c’était pas beaucoup mieux pour Ersin).

Il est l’heure de casser la croûte ! Direction la Nakamise-dōri, longue rue commerçante d’environ 90 échoppes reliant le bâtiment principal du temple à sa porte principale. On trouve notre première (d’une longue série) street food japonaise chez Asakusa Kokonoe : un succulent Agemanju à la patate douce (sorte de bun croquette) et une petite galette fourrée à la viande (750¥ – 4,5€). C’est excellent !

On bifurque ensuite sur Denboin Street, une rue un peu plus calme, et on tombe sur Kaede, une échoppe de dango🍡 (140¥ – 0,85€). On goûte le classique sauce soja, sous le regard amusé de collégiens qui nous voient prendre la brochette en photo. C’est étonnant au niveau du goût, un mix de salé, grillé et légèrement sucré !! Sur le chemin, on croise aussi une longue file d’attente pour ce qui semble être un melon pan, dans une des nombreuses allées couvertes du quartier. Et souvent, des échoppes proposant des déclinaisons de fraise sous toute ses formes… le paradis.

Prochaine étape de notre mission « rester eveillés » : Don Quijote. La fameuse enseigne japonaise, ouverte 24h/24h et présente dans de nombreux quartiers de Tokyo et de villes au Japon ! Ici, un énorme bâtiment de 5 étages, avec un air de Vegas et un bruit dingue, des lumieres partout, du monde etc. Les étages superieures sont intéressants avec des goodies et des objets improbables, mais il y a de tout et j’ai déjà envie de craquer le porte-monnaie !!

A ma grande surprise, un rayon entier est dédié aux Mofusand, ces petits chats inexpressifs qui aime s’adonner à toute sorte d’activité. Je ne pensais pas que c’était si populaire, c’est dingue ! Mission réussie côté stimulation en tout cas, on décide de ne rien acheter pour le moment mais ce n’est que partie remise.

En sortant, le contre-coup est brutal. On se pose dans un petit café où je teste un smoothie glacé fraise-banane qui sent beaucoup la banane. De son côté, Ersin prend un macha latte chaud au goût intense entre algues et pelouse fraîchement tondue (j’ai beau vouloir aimé, c’est impossible).

On souffle un peu, puis on élabore la suite du plan : direction Taito Station, puis une petite marche jusqu’au Imado Shrine, un petit sanctuaire Shinto lié à l’amour et aux chats, en longeant la rivière vers le Nord. Il est 13h lorsqu’on décolle.

Je suis sous le charme des devantures… Le Taito Station dans lequel nous entrons est assez petit, uniquement des UFO catchers, ces fameuses machines à pinces dont je raffole déjà beaucoup et trop rarement en France (imaginez mon état !). Je tombe rapidement nez à nez avec une machine remplie de Mofusand (ce sera récurrent, préparez-vous). Je fais quelques essais, sans vouloir me ruiner non plus… et au moment où j’arrête, une fille prend la relève et gagne une des peluches du premier coup. Début d’une longue malédiction qui me poursuivra jusqu’à Hiroshima

J’essaie ensuite de convaincre Ersin de jouer, persuadée de pouvoir le corrompre à ce plaisir. Et c’est finalement dans une autre salle d’arcade juste à côté qu’il décroche la victoire en seulement 4 tentatives. Echauffée par ce succès innatendu, je m’acharne un peu plus… sans résultat (alors que quelqu’un en a eu un juste avant, ouin ouin). J’aurai cela dit largement l’occasion de me rattraper pendant le voyage ! On dépense environ 1500¥ – 9€ environ.

Il est temps de quitter un peu la zone touristique et ses plaisirs lumineux et bruyants. On part en direction de la rivière, à l’Est, vers le Sumida Park avec l’idée de remonter au Imado Shrine (à une quinzaine de minute à pied). L’odeur de la rivière est agréable, le chemin également. Au fil de la marche, le quartier devient plus résidentiel, plus calme. Les touristes disparaissent, laissant place aux habitants qui vaquent à leur occupation, c’est reposant.

Je ressens une étrange affection pour une vending machine posée là, au détour d’un recoin… On se rendra vite compte qu’il y en a littéralement partout au Japon, même dans les endroits les plus improbables. Et c’est extrêmement pratique, à l’opposé des poubelles qui elles sont quasiment inexistantes, car le sens commun veut que chacun garde ses déchets sur soi et s’en débarasse chez lui.

Lorsqu’on arrive au sanctuaire Imado-jinja, ce n’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais. Enclavé dans une zone résidentielle, c’est beaucoup plus urbain (partage l’endroit avec un parking) que dans mon imaginaire. J’imaginais naïvement un décor plus naturel et contemplatif. Mais le charme opère malgré tout, nottament par son intimité !

Lire le récit d’Imado

Selon le récit d’Imado, une vieille femme était si pauvre qu’elle aurait été contrainte d’abandonner son chat car elle n’arrivait plus à le nourrir. Une nuit, en rêve, le chat lui apparut en lui disant qu’il l’aiderait si elle créait une statuette à son image. Le lendemain, la vieille femme se mit à l’ouvrage et entrepris de vendre la statuette derrière le temple Senso-ji. À sa grande surprise, celle-ci connut un succès fulgurant, ce qui lui permit de sortir de la misère. La tradition d’offrir ces figurines pour attirer la bonne fortune était née. En 1852, le maître Hirohige représenta même le stand de vente des maneki neko dans l’une de ses estampes.

Source : japan-kudasai

Pour la petite histoire, ce sanctuaire est associé à deux thèmes très populaires au Japon : la chance et l’amour. La légende veut que le Maneki-neko, ce chat porte-bonheur emblématique que vous connaissez sûrement, soit né ici (ou du moins l’une de ses versions). Le sanctuaire est également dédié aux divinités Izanagi et Izanami, considérés comme les premiers époux du Japon.

De petites figurines félines sont disséminées un peu partout et des centaines d’ema ajoutent au charme du lieu. On en fait le tour avant de se présenter devant le sanctuaire pour prier en suivant le rituel des sanctuaires shinto. Tout au long du séjour, j’ai toujours essayé de respecter ces traditions au mieux de ma connaissance et surtout de les approcher avec sincérité et curiosité.

Les ema sont de petites plaquettes en bois, souvent à l’éffigie du sanctuaire, sur lesquelles on inscrit un vœu ou une prière avant de les accrocher sur des présentoirs tout autour du temple pour que ces dernières soient lues par les kamis (les divinités). Elles coûtent entre 500¥ et 1000¥.

Les toutes premières tablettes étaient ornées de représentations équestres. Elles remplaçaient l’offrande de véritables chevaux aux sanctuaires shinto, que seules les personnes de haut rang pouvaient se permettre de faire.

Le rituel de la prière dans un sanctuaire shinto :

  • Se purifier au bassin ou à la fontaine, en se rincant les deux mains et la bouche
  • Puis se présenter devant le Honden (bâtiment principal du sanctuaire) et faire une offrande, souvent une pièce de
  • On fait sonner la cloche lorsqu’il y en a une, pour chasser les mauvais esprits
  • S’incliner deux fois
  • Frapper dans ses mains deux fois, afin de signaler sa présence à la divinité locale
  • En gardant les mains jointes, formuler son vœu ou sa prière silencieuse
  • S’incliner légèrement une dernière fois

La fatigue se fait vraiment sentir. On quitte le sanctuaire vers 14h30 pour rejoindre l’hôtel : la chambre est prête ! Nos bagages nous attendent à l’intérieur… avec, en bonus, deux valises qui ne sont pas à nous. Ersin prévient la réception.

On se change en deux secondes avant de s’écrouler pour une sieste de 3h ! Ça fait un bien fou ! On se réveille sur les coups de 18h… Petite douche à la japonaise : c’est génial je découvre le principe de s’asseoir et de se laver directement dans la pièce (sans utiliser la baignoire car toute la pièce est une salle d’eau). C’est déroutant mais très relaxant, j’adore !

On ressort ensuite pour le dîner. On avait repéré quelques restaurants de ramen, mais on décide finnalement de se laisser porter… et on tombe sur un Izakaya (l’équivalent d’un bistrot japonais), à seulement 200m de l’hôtel.

On s’installe. Je bafouille quelques mots de japonais mais le stress me fait tout oublier ! On prend deux menus similaires, porc et poulet. La dame nous montre comment préparer la sauce en pilonnant du sésame. On se rate en ajoutant la sauce trop tôt et elle doit nettoyer les pilons à cause de nous, moment un peu gênant…

La soupe miso et le chou avec sa sauce sucrée sont incroyables et la viande est aussi très bonne. Même si la friture est épaisse, elle reste étonnamment légère. Super première expérience. On se dit qu’on a fait le plein de friture pour quelques jours, au moins ! On paie 2960¥ au total, soit moins de 9€ chacun… dingue. Je glisse le fameux « Gochisōsama deshita » en partant, ça la fait franchement sourire !

Il est 21h lorsque nous entamons une petite marche digestive vers le temple, en profitant au passage d’une vue sur la Skytree qui perce le brouillard de sa pointe. Petit air steampunk.

C’est très agréable de marcher en fin de soirée, d’autant plus que les températures remontent. Il a fait autour de 20°C aujourd’hui, mais demain on frôlera les 30 et ça se ressent deja.

On tombe sur une petit magasin de Gachapon… Et c’est le début d’une grande chasse au trésor ! Les prix varient de 200¥ à 500¥ (1,2€ – 3€). Le principe est simple : on choisit une collection, on tourne la manivelle et on en obtient un modèle aléatoire. Le choix est parfois dantesque et on en trouve un peu partout… Ce ne sont pas forcément que des figurines, on trouve aussi dans les gachapon des versions miniatures de toutes sortes d’objets, parfois absurdes ou innatendus. C’est incroyablement varié, et terriblement addictif !


Il y a de super Mofusand en vitrine, mais impossible d’en trouver dans les machines… Notre première acquistion sera finalement un petit bonhomme à quatre pattes, les fesses à l’air, avec une tête de beignet. Choix parfait pour commencer !

On retourne ensuite dans le complexe du Sensō-ji. Le temple est tellement plus agréable à cette heure-ci : l’affluence a largement diminué et les éclairages sont incroyables, détachant le rouge rutilant du bleu de la nuit… Le contraste est saisissant.

On retire des prédictions, et cette fois elles sont bonnes (j’obtiens une « Best fortune »). On les garde précieusement ! On prend quelques photos, puis on redescend la Nakamise-dōri, plongée dans un calme presque irréel. Les nuits d’été sont vraiment les meilleures, moment privilégié où l’air sent bon…

Quelques infos autour du Senso-Ji

Temple bouddhiste érigé à l’honneur de la déesse Kannon (voir l’histoire sur l’autre dérouleur). C’est le plus ancien temple de la capitale et l’édifice religieux le plus visité au monde, avec près de 30 millions de visiteurs par an.

Les reconstructions d’après la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l’éclairage et l’entretien du site, font du Sensō-ji une véritable carte postale japonaise. Pour certains, le temple manque toutefois d’authenticité, s’éloignant du côté traditionnel au profit d’une façade plus clinquante et commerciale.

De notre côté, nous avons adoré séjourner à proximité : pouvoir traverser cet endroit matin et soir a été un vrai privilège. Cela dit, on est loin de la tranquillité d’un temple plus traditionnel, difficile de ne pas voir le site comme une attraction touristique.

Le complexe se compose de plusieurs bâtiments, parmi lesquels :

Kaminarimon (la celèbre « Porte du Tonnerre« ) marquant l’une des entrées du temple. En son centre se trouve une énorme lanterne de papier (chōchin) remplacée tous les dix ans. Elle mesure presque 4m de haut pour un diamère de 3,3m (700kg).
Hōzō-mon (la  »Porte de la salle aux trésors »), est la porte intérieure. Reconstruite en 1964, elle abrite les sutras vénérés du Sensō-ji.
Nakamise-dōri, l’une des plus anciennes rues commerçantes du Japon, relie les deux portes. Quelques pièges à touristes !
La pagode à cinq étages. construite en 942 puis détruite à plusieurs reprises (séisme en 1041, bombardements en 1945). Elle a été reconstruite en 1973, légèrement déplacée par rapport à son emplacement d’origine.
Hon-dō, le bâtiment principal du temple et le plus imposant ! On y retrouve notamment un brûleur d’encens, le jōkoro, dont la fumée aurait des vertus thérapeutiques.

Le récit du temple

La légende rapporte que le 18 mars 628, sous le règne de l’impératrice Suiko (593-628), deux frères, Hamanari et Takenari Hinokuma, pêchant sur la rivière Sumida, trouvèrent dans leurs filets une statue de la déesse Kannon.

Cette découverte parvint aux oreilles du seigneur du village, Haji no Nakamoto, qui vint trouver les deux frères et fit un sermon passionné au Bouddha, la déesse Kannon étant un bodhisattva. Les frères Hinokuma en furent fortement impressionnés et se convertirent ensuite au bouddhisme.

Haji no Nakamoto transforma sa maison en un modeste temple et y plaça la statue de la déesse Kannon. Les trois hommes vouèrent ensuite leur vie à prêcher la voie bouddhiste.

En 645, un prêtre bouddhiste appelé Shokai arriva dans la région et construisit le temple Sensō pour la statue. À la suite d’une révélation dans un rêve, il décida de cacher la statue dans le temple, qui l’est toujours aujourd’hui.

Le temple prospéra, tout comme le quartier d’Asakusa dans lequel il était établi. Anciennement associé à la secte Tendai, il est devenu indépendant après la Seconde Guerre mondiale.

Source : wikipedia

On tente une boisson au thé dans une vending machine mais, il fallait s’y attendre : elle n’est pas du tout sucrée… Le goût apre est compliqué pour moi, mais Ersin est plus ouvert. Après une déambulation nocturne un peu au hasard des ruelles (les meilleures), on reprend tranquillement la direction de l’hôtel.

C’est vraiment très plaisant de se promener la nuit : le calme, le sentiment de sécurité, le jeu des éclairages… Le souffle plus intime de la ville se fait d’avantage présent. Un charme immense qui deviendra vite une de nos habitudes au Japon : la petite marche nocturne avant d’aller dormir.

On s’arrête au Lawson avant de rentrer à l’hôtel (une autre habitude que l’on prend très vite…). Il faut savoir que les Konbini (petits supermarchés ouverts 24h/24) proposent une grande variété de produits. On y achète ce soir-là deux glaces en pochettes (type pom’potes), de la marque Coolish, ainsi qu’une boisson aux électrolytes pour demain.

Arrivés devant l’hôtel, on se rend compte qu’on est parti sans les clés… à cause de moi (je crois avoir confondu la clé de l’hôtel avec la carte de visite). Ersin envoie un message pour rattraper ma bêtise : heureusement, la personne en charge était dans une pièce juste à côté. Ouf ! On termine la soirée sur le petit balcon, à savourer nos glaces et à profiter de la fin de cette belle double journée.

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